Chaque mois de janvier, après les excès des fêtes de fin d’année, des millions de personnes choisissent de relever un défi simple mais ambitieux : faire une pause complète avec l’alcool. Cette initiative, connue sous le nom de Dry January, séduit un public toujours plus large. Cette année encore, les Hôpitaux Nord-Ouest se sont mobilisés à travers les Équipes de Liaison et de Soins en Addictologie (ELSA) présentes sur les sites de Villefranche-sur-Saône et de Tarare.
Un temps pour prendre conscience et reprendre la main
Participer au Dry January permet avant tout de questionner sa relation à l’alcool. Sans être en situation de dépendance, de nombreux consommateurs dépassent les repères recommandés sans toujours en mesurer les conséquences. L’arrêt temporaire de l’alcool offre pourtant des bénéfices rapides et concrets : amélioration de la qualité du sommeil, regain d’énergie, perte de poids ou encore meilleure concentration. Une expérience utile pour retrouver une consommation plus maîtrisée sur le long terme.
Informer et sensibiliser de manière conviviale
Les mardi 5 et mercredi 6 janvier, l’ELSA de Villefranche a sensibilisé patients, visiteurs et professionnels en évoquant la notion de verre standard et son équivalent calorique, en mettant à disposition des lunettes de simulation d’alcoolémie et proposant des recettes de verres sans alcool.
Le 8 janvier, les équipes d’ELSA et du CSAPA (Centre de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) se sont installées dans le hall de l’hôpital de Tarare afin d’aller à la rencontre du public. Au programme : stand d’information, quiz interactifs et dégustation de mocktails, pour aborder la question de l’alcool de façon ludique et accessible.
Un engouement en constante progression
Patients, visiteurs et professionnels ont répondu présents. En seulement quelques heures à Tarare, 105 personnes se sont arrêtées pour échanger, s’informer, évaluer leur consommation ou simplement découvrir des alternatives sans alcool. Un succès qui se confirme d’année en année. Les professionnels des Hôpitaux Nord-Ouest, régulièrement confrontés aux conséquences de l’alcool dans leur pratique, notamment aux urgences, se montrent eux aussi particulièrement sensibles à cette démarche.
Un enjeu majeur de santé publique
Rappelons-le : en France, l’alcool constitue la deuxième cause de mortalité par cancer, juste après le tabac. D’après Santé publique France, plus d’un adulte sur cinq dépasse les seuils de consommation recommandés. Si le mois de janvier est déjà passé, il n’est jamais trop tard pour tenter l’expérience. Le défi peut être relevé à tout moment de l’année, avec l’accompagnement et les conseils des équipes d’ELSA.

